18 décembre 2014

La philatélie a-t-elle atteint le fond de l’abîme… ?


Lors de la dernière intervention de Phil@poste au Salon de Champerêt il a été annoncé que « les codes-barres qui défiguraient les blocs seront effaçables à la gomme blanche pour les encres hélio et à l'eau pour les encres sérigraphiques ».

Cette initiative n’a aucun sens, est grotesque et est à l’image de la gestion philatélie actuelle.
Que des collectionneurs se plaignent de la présence de codes-barres est déjà un sujet qui fait doucement sourire mais que Phil@poste écoute les plaintes de quelques collectionneurs et planche sur une solution technique devient tout simplement ubuesque… !!

Sans ces codes-barres il n’y aurait plus aucun timbre visible dans les bureaux de Poste. En effet la présence des codes-barres a permis de rendre plus visible les timbres (certes pas tous, mais ne faut-il pas un peu que pas du tout !) en les plaçant dans des présentoirs.
De plus certains codes-barres permettent de différencier le mode de distribution (vente au guichet ou vente en libre-service) ou des timbres différents (Ecopli 20g « Marianne et l’Europe » avec et sans barre phosphorescente).


Les deux modes d’effacement laisseront automatiquement des traces sur les timbres; la gomme blanche générera une trace grasse et l’eau altérera la gomme et le papier.

S’il est possible d’effacer une encre aussi facilement nous devrions voir fleurir des variétés avec des couleurs manquantes dans les mois à venir.

Enfin, quelle valeur donner à ces blocs « amputés » du code-barres? Pour moi ils n’auront plus aucune valeur marchande puisqu’ils ne pourront plus être considérés comme neuf**.

La suite de l’histoire probable, les collectionneurs vont se plaindre que le remède est pire que le mal...!

Il y a bien d’autres sujets à traiter que les codes-barres d’autant qu’ils sont généralement imprimés sur des blocs que la grande majorité des collectionneurs grincheux détestent à cause de la conception et du mode d’impression.

Les collectionneurs de coins datés ont été écoutés par Phil@poste puisque désormais la date, le numéro de presse et le numéro de feuille sont présents sur une hauteur de deux timbres permettant d’avoir un coin daté de 4 timbres comme cela est la règle communément admise sauf sur les tirages de RGR où il faut réunir un bloc de 6 timbres. 










Il est possible également de collectionner pour les timbres d'usage courant en bloc de 10 à 20 timbres pour avoir le code barre-barres dans son intégralité.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Avec d'un coté le négoce qui fait n'importe quoi et de l'autre les collectionneurs qui demandent n'importe quoi, sympa le tableau de la philatélie française...!

Anonyme a dit…

whaouh !! erreur ? nous ne sommes pas le premier avril !!

TIMBREPHOSPHO a dit…

Bonjour,

Cela aurait pu effectivement être un beau canular du 1er avril... mais nous sommes à Noël...!

Anonyme a dit…

eh bien pour une fois je ne suis pas d'accord avec toi, Olivier

Les codes-barres n'ont absolument pas contribué à mettre en vue les timbres sur des présentoirs.

Les carnets ou blocs vendus aux guichets, ont eux aussi des code-barres. (pas les memes, mais ils en ont tout autant que ceux des présentoirs).


Les code-barres étant placés en marge des timbres et jamais sur les timbres eux-memes je ne vois pas en quoi ils altéreront nos trésors.

Quant aux blocs dont l'esthétique est rompue par un disgracieux code-barre je veux bien laisser à ceux qui le souhaitent la possibilité (mais rien n'oblige à le faire) de le gommer au fins d'embellir un courrier, une pièce de mail-art, ou encore une page d'album ou de présentation.

Tu peux juger cela secondaire, mais cela ne dérange en rien le philatéliste et si çà peut faire plaisir au "simple amateur" ou à l'esthète amoureux de jolis timbres eh bien va. tant mieux!

Cela ne change pas le prix de l'abonnement, n'augmente pas le nombre d'émissions,... bref rien qui ne vaille selon moi qu'on s'offusque de cette pseudo innovation.

Et s'il y a un sujet dont il vaudrait mieux se désoler c'est de l'oauagmentation de 11 à 22% du tarif des lettres des particuliers à compter du 1er janvier.

Le 7% moyen annoncé par La Poste est en effet un chiffre pondéré par la hausse du prix moyen d'affranchissement pour les entreprises.
Cette hausse est limitée à 5% pour un volume beaucoup plus important que celui des particuliers ce qui permet d'afficher la "moyenne" de 7%.

faites vos stocks de TVP rouge et écoulez vos beaux timbres avant le 31.12 et rappelez-vous de cette hausse avant de vous réabonner (ou pas) au timbres du pgm philatélique de 2015.

Bonnes fêtes à tous.

Franc.K

Anonyme a dit…

Effectivement, ça ne vole pas très haut du côté du service philatélique...
D'autant que si l'on veut éviter les codes barre sur le bloc, il suffit de les vendre sous blister avec le code sur le blister.
à ce propos une petite réflexion sur le bloc sorti lors du dernier salon : "Les 3 ans de la Lettre Verte" un seul mode de vente non blisté et sans code barre. Résultat, pour l'acheter à son guichetier, il faut insister pour l'obtenir, qu'il retrouve le bout de papier où le code produit est inscrit, voire le demander au caissier... Déjà qu'avec des faciales caduques en janvier, ils n'en vendent pas beaucoup...