09 avril 2014

Contrôle des barres phosphorescentes à l'Imprimerie de Périgueux


Avec la mise en place de nouvelles normes ISO à l'Imprimerie de Périgueux un contrôle rigoureux des barres phosphorescentes est effectué en cours d'impression des timbres directement sur les presses taille-douce (probablement également sur les autres presses même si je n'ai pas pu observer).

Une lampe U.V. positionnée en fin de ligne permet à l'opérateur de ligne de contrôler en temps réel l'impression des barres phosphorescentes.
En cas d'anomalie (manque d'encre ou décalage) un ajustement par l'opérateur est réalisé très rapidement en ajoutant de l'encre dans l'encrier et/ou en ajustant les réglages pour repositionner les barres,...
En cas d'ajustement mineur les réglages sont effectués sans arrêter la ligne de fabrication.
En cas de décalage important ou d'une absence de phospho suite à une casse machine la presse est arrêtée.

Dans tous les cas les anomalies sont consignées dans un registre et les feuilles concernées mentionnées pour être mises au rebut par la suite.

En plus un contrôle de l'intensité de la phosphorescence est effectué et intégré au rapport relatif à un tirage.

Cette procédure est relativement récente et explique la raréfaction des variétés phosphorescentes depuis plusieurs mois.


De plus, depuis l'arrêt de la presse TD215 coutumière des anomalies d'impression en tout genre, l'utilisation des "vieilles" presses TD6 très fiables permet de baisser considérablement le taux de rebut. Le taux de rebut est indiqué sur des tableaux (taux non mentionné ici pour des raisons de confidentialité évidentes).

Il sera donc de plus en plus difficile de trouver des variétés phosphorescentes.
Pour preuve, à date, il n'y en que deux variétés phosphorescentes validées sur la « Marianne et la Jeunesse ». Un décalage des barres phosphorescentes sur un carnet DAB (quelques exemplaires découverts) et un timbre sans phospho sur lettre (LV 50g).

Je ne parle bien entendu pas des variétés phosphorescentes que nous pouvons rencontrer sur des pièces issues d'une origine douteuse (décalage de découpe des roulettes, non impression de la TD sur les timbres Offset/TD,...).

Ces nouvelles procédures vont impacter la collection des variétés phosphorescentes et celle-ci est peut-être à un tournant.

Je ne peux que vous conseiller d'élargir le périmètre de votre collection en vous intéressant aux types de barre phosphorescente, aux variétés phosphorescentes sur lettre, aux types de papier,... car sur les émissions futures nous pourrions nous ennuyer.
Il y a cependant de quoi faire et des pièces à découvrir sur les émissions antérieures... à l'époque où il n'y avait pas de contrôle des barres phosphorescentes...!!


4 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour ses infos qui permettent d'expliquer beaucoup de chose.

Anonyme a dit…

Dommage, voici petit à petit la mort de la philatélie..
Déjà que l'on ne trouve plus de " vrais timbres " mais uniquement des vignettes autocollantes que les guichetiers s'acharnent à nous les faire acheter.
Et maintenant , la fin de la collection des phosphos..
Ok il y a les émissions anciennes ou on peut trouver encore des variétés mais à terme, faute de combattants dans les timbres les plus récents, c'est bien la fin de la collection qui se profile..

Anonyme a dit…

Quel est le rapport entre la qualité des timbres émis les variétés phosphos?

On ne peut pas reprocher à La Poste d'améliorer la qualité et de l'autre la dénigrer. IL faut rester cohérent!

TIMBREPHOSPHO a dit…

Bonjour,

Ce contrôle plus strict montre l'importance des barres phosphorescentes dans le processus du traitement des plis et apporte les lettres de noblesse à celles-ci.

Le sans phospo est une tête de gondole dans le monde du phospho.
Il y a beaucoup d'autres choses à étudier très passionnantes et beaucoup moins polémiques (pas de pb sur l'analyse du ss BP!).
Il y a de vraies raretés sur les types de phospho et les petits décalages par exemple.

Olivier