31 octobre 2012

Baisse des variétés phosphorescentes - Une tendance de fond?

Le proportion de timbres imprimés avec des barres phosphorescentes reste stable et aurait même tendance à légèrement baisser avec la multiplication des blocs-feuillets à destination principalement des philatélistes.

Avec l'arrêt de la presse TD215 qui générait de nombreuses variétés phosphorescentes et autres (piquage, impression,...), depuis 2011 très peu de variétés phosphorescentes ont été découvertes aussi bien sur les timbres d'usage courant que sur les timbres dits commémoratifs.
Les presses Taille-douce TD201-TD205-TD207 sont très fiables et les presses Hélio et Offset n'ont jamais procuré de nombreuses variétés phosphorescentes depuis quelques années.

La collection du PHO est donc peut-être à un tournant.Après avoir été principalement portée par les variétés phosphorescentes par le négoce, un recentrage de l'étude des barres phosphorescentes sur les types de barres phosphorescentes où de véritables raretés existent pourrait être opéré par les collectionneurs et non le négoce qui n'y voit aucun intérêt d'un point de vue purement financier.
L'étude des types de barres phosphorescentes est technique mais à l'avantage de ne pas être sujette aux diverses interprétations plus ou moins subjectives des timbres sans phospho et de ne pas nécessiter un budget important. Il en est de même pour les types de papier et de gomme.
 
S'il n'y a plus ou très peu de variétés phosphorescentes récentes certaines plus anciennes risquent de voir leur prix de vente augmenté (je ne parle pas de valeur de catalogue déconnectée de la réalité du marché) du fait d'une demande supérieure à l'offre.
Pourraient être concernées de nombreuses valeurs « Liberté de Gandon »,« Marianne du Bicentenaire » et « Marianne du 14 Juillet ».


Les premiers timbres « Marianne de Béquet » accidentellement sans phospho (en opposition aux timbres sans phospho anti-spéculatifs ou imprimés sans phospho à l'origine) sont à rechercher car non référencés comme tels et peu connus des philatélistes.

Seules les valeurs « Sabine de Gandon » de la première série détenues en nombre par le négoce et les valeurs connues en tirage entier (0.20FF vert-émeraude« Sabine de Gandon », TVP rouge et 1.00FF orange « Marianne de Briat », 0.70FF bleu-violet « Liberté de Gandon »...) devraient rester stables voir baisser.


Les ensembles "sans phospho tenant à" sont à privilégier aux timbres isolés surtout pour certaines valeurs connues avec des tirages intégralement sans phospho et d'autres avec un dégradé phosphorescent allant jusqu'au sans phospho. En effet sur certaines valeurs en fonction de la configuration donc du tirage l'intérêt n'est pas le même.

29 octobre 2012

Retraits de Septembre-Octobre-Novembre 2012

Liste des timbres-poste qui:

- seront retirés de la vente en Novembre 2012.
 
- ont été retiré en Septembre/Octobre

 

25 octobre 2012

Salon philatélique d'Automne 2012 à l'Espace Champerêt

Le prochain Salon philatélique d'Automne organisé par la CNEP (Chambre française des Négociants et Experts en Philatélie) se déroulera du 8 Novembre au 11 Novembre 2012 à l'Espace Champerêt de Paris.

De nombreux négociants, au nombre de 75, seront présents pour satisfaire les collectionneurs dans leur quête d'acquisition de la pièce manquante ainsi que des postes étrangères (10) et des Collectivités Territoriales.
La Principauté d'Andorre sera l'invité d'honneur de ce 66e salon de la CNEP.

Phil@poste profitera de cet événement, comme à son habitude (!!), pour émettre un nombre important de nouveaux timbres qui feront râler les collectionneurs mais... qui continueront à faire la queue pour les acquérir et réaliser des souvenirs philatéliques...


Les émissions annoncées lors de cet événement philatélique avec leur date Premier jour sont:
- 08.11.12 : Emission commune France-Andorre - Henri IV, co prince en 1607 (timbre gommé de feuille et bloc-feuillet gommé de 10 timbres)
- 08.11.12 : Carnet gommé Croix-Rouge française 2012
- 09.11.12 : Emission commune France-Suède- bloc-feuillet gommé Le Bal masqué (*)
- 09.11.12 : Bloc-feuillet gommé Les Grandes heures de l'Histoire - Sainte-Geneviève - Paris 451 et Clovis - Vouillé 507
- 10.11.12 : Bloc-feuillet gommé Orgue de l'Eglise Saint-Jacques Lunéville
- 10.11.12 : Carnet autocollant Meilleurs Voeux (12 timbres)
- 11.11.12 : Centenaire de la loi Bennevay

Seront mises en vente également des LISA commémoratives.

Je déplore toujours lors de cette manifestation philatélque la quasi absence de collections exposées.

(*) Timbre sans barre phosphorescente

23 octobre 2012

Au cours du quatrième trimestre 1970 a été installée une redresseuse-oblitératrice de type Hotchkiss-Brandt (HR1) suite à la mise en vente des premiers timbres avec des barres phosphorescentes au type A au Centre de tri automatique de Clermont-Ferrant Gare.  
(Lettre de Clermont-Ferrand du 08.10.70)
 
Cette machine a été transférée de Paris 01 où elle avait été installée fin 1967.
La marque apposée par la Hotchkiss-Brant sur les plis est facilement identifiable des marques des machines oblitératrice de SECAP utilisées également à la même époque.

Les principales différences sont:

- les chiffres plus allongées
- une absence de tiret entre Clermont et Ferrand
- un trait parasite au niveau de "CLE" de Clermont


(Marque SACAP)

(Marque Hotchkiss-Brant)

Les premières dates sont à conserver.
La plus ancienne date connue est le 26.09.70 d'après l'excellent ouvrage d'Yvon Nouazé sur "L'oblitération mécanique en France" (Tome I)

19 octobre 2012

Lettres de 1970 de Clermont-ferrand


Les lettres de Clermont-Ferrand et du Puy-de-Dôme affranchies avec des timbres imprimées avec des barres phosphorescentes sont relativement courantes à partir du second semestre 1970.
Celles du premier trimestre 1970 sont beaucoup plus rares car les philatélistes ont découvert l’existence des barres phosphorescentes sur les  0.30FF vert « Marianne de Cheffer » , 0.40FF rouge-carmin « Marianne de Cheffer » et 0.10FF « Troyes  » tardivement.
(Lettre de Clermont-Ferrand du 19.05.70 à destination du département du Lot)

Je recherche des lettres de mars-avril 1970 et la date la plus ancienne connue, probablement fin Février-début Mars.

16 octobre 2012

0.95€ vieux-rose « Marianne et l’Europe » - Piquage à cheval

Petit piquage à cheval vertical sur le 0.95€ vieux-rose « Marianne et l’Europe » survenu lors du tirage du 20.05.10 sur la presse TD215.
 

J'aime particulièrement ce type de petit décalage découvert dans un bureau de Poste, pas si commun que cela, et passé complètement inaperçu car pas assez spectaculaire pour certains collectionneurs.
Les grands décalages proviennent parfois directement des rebuts de l'Imprimerie de Périgueux alors que ces petits décalages ne sont probablement plus une cause de mise au rebut.

Merci à Michel pour l'envoi du scan.

12 octobre 2012

Hommage à Albert Decaris - Evènement raté?

Le timbre d'usage courant « Coq » de Decaris a été mis en vente le 12 Mars 1962 et fête donc cette année son 50e anniversaire.


Cette émission est célèbre pour son fameux 0.25FF « Coq » fluorescent qui marque les débuts des études sur l'automation du courrier aux yeux du grand public.

Albert Decaris (1901-1988) était un peintre, un décorateur et un graveur qui a gravé de nombreux timbres français depuis le timbre « Paquebot Normandie » en 1935 jusqu'au timbre « La France à ses morts » en 1985.

Au regard de ce grand graveur nous aurions pu imaginer un timbre ou un carnet comme il avait été effectué lors du 40e anniversaire de la « Marianne de Cheffer ».

Phil@poste se contentera d'un Collector Prestige sous forme de livret composé de 4 timbres pour commémorer le timbre d'usage courant « Coq » d'Albert Decaris.

Les amoureux de Decaris devraient rester sur leurs faims...
 

10 octobre 2012

Bloc-feuillet gommé « Premier anniversaire de la gamme courrier rapide »

Pour commémorer le premier anniversaire de la gamme courrier rapide mise en application le 01.10.11 un bloc-feuillet « Premier anniversaire de la gamme courrier rapide » a été émis.

Celui-ci imprimé en taille-douce avec des barres phosphorescentes au type E22 est composé:
- d'un timbre Lettre prioritaire 20g (0.60€) avec deux barres phosphorescentes
- d'un timbre Lettre verte 20g (0.57€) une barre phosphorescente à droite
- d'un timbre Lettre en ligne avec une valeur faciale à 0.60€ avec deux barres phosphorescentes.

Avec des barres phosphorescentes au type E22, ce bloc-feuillet a été imprimé sur la presse TD201, TD202 ou TD207.
Il y a de forte probabilité qu'il ait été imprimé comme les feuillets Marianne d'Or sur la presse TD201.


Voici présentée une lettre de moins de 100g recommandée sans avis de réception du 01.10.12 au tarif en vigueur (port: 1.45€ - recommandation R2 : 3.38€).


L'affranchissement de 4.83€ se décompose comme suit:
- Lettre verte 20g (*) : 2 x 0.57€
- Lettre prioritaire 20g (*) : 2 x 0.60€
- Lettre en ligne 0.60€ : 1 x 0.60€
- Lettre Monde 20g autocollant : 1 x 0.89€
- Valeur complémentaire 1.00e autocollante : 1 x 1.00€

(*) Issu du bloc-feuillet

08 octobre 2012

Sondage n° 14 - Présentation des collections

Pour faire suite à la lettre ouverte de Gérard Gomez trouvez ci-dessous un petit sondage qui pourrait permettre de visionner ce que pourrait être la philatélie de demain en terme de présentation des collections.

Toutes les collections doivent être montrées et expliquées et pas uniquement les grandes collections Classiques qui paraîtront inaccessibles à bon nombre de collectionneurs tant par le contenu que par la valeur intrinsèque au risque d'en décourager un grand nombre.

Les moyens mis en place et développés depuis des décennies doivent persister mais ne pas évoluer vers d'autres moyens de communication et de présentation serait probablement une erreur stratégique grave.

A l'heure où la philatélie est moribonde l'individualisme philatélique prédominant et les présentations réservées à une "élite philatélique" ou d'une seule région ne doivent plus être le fondement de la philatélie. A défaut la philatélie risque d'être qu'un lointain souvenir dans les décennies à venir...!!
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05 octobre 2012

Carnet autocollant « Peintures du XXe siècle du cubisme » - Sans pré-découpe

Le carnet autocollant « Peintures du XXe siècle du cubisme » de 12 timbres présentant des oeuvres du XXe siècle de peintres français de la période "Cubisme" imprimé en Héliogravure avec des barres phosprescentes au type H existe sans pré-découpe ondulée.

(Carnet sans pré-découpe ondulée)

(Détail du carnet sans pré-découpe ondulée)

Merci à Thierry pour cette découverte. 

03 octobre 2012

« Villeneuve-lez-Avignon » - Deux barres à gauche tenant à une barre à gauche

Le 23.08.12 j'avais présenté un timbre isolé du « Villeneuve-lez-Avignon » autocollant avec deux barres phosphorescentes à gauche suite à un décalage de la pré-découpe.

Voici une paire beaucoup plus intéressante avec la configuration "deux barres phosphorescentes à gauche tenant à une barre phosphorescente à gauche".


Une seule feuille semble avoir été découverte (info à confimer). En tout état de cause il n'y a pas beaucoup d'exemplaires en circulation de ce timbre imprimé sur la presse TD201 et mis en vente en Avril 2010.
Cette paire est une véritable rareté.

01 octobre 2012

Exposer ou concourir est-il le seul moyen de partager sa passion ?

J'ai pris la décision de diffuser cette lettre ouverte de Gérard Gomez car j'adhère pour une partie au contenu de celle-ci.
Bien entendu si quelqu'un souhaite publier un texte contradictoire je le ferai bien volontier.

L'homme, depuis son existence, a toujours cherché à transcrire ses sensations, son savoir, ses habitudes, l'environnement dans lequel il évolue, etc., par tous les moyens oraux, écrits ou,plus anciennement, par des représentations schématiques ou graphiques. Les collectionneurs que nous sommes n’échappent à cet acte d’expression …. sauf à conserver pour soi ce que l’on aime, ce qui relève à mon sens d’un bel égoïsme ! En matière de Philatélie, il y a deux écoles pour assurer la conservation, la transmission, lepartage de notre savoir : - Il y a ceux qui exposent, c’est-à-dire ceux qui scrutent les médailles (sans toujours les obtenir). Ils ont mille raisons pour concourir et se soumettre au verdict d’un jury, bien sûr je les respecte ; - Et ceux qui s’y refusent mais utilisent des supports à même d'assurer la pérennité des connaissances techniques : la rédaction d’ouvrages ou les sites Internet.

L’ACCP ayant fait le choix de quitter la FFAP, qui avait pour principal argument de nous offrir justement la possibilité de la compétition, je voudrais vous entretenir sur le fait que ce n’est pas là la seule voie et, peut-être, convaincre les courageux pratiquant ce sport qu’il y a une autre façon de soumettre un travail de spécialiste à des admirateurs … afin qu’ils ne se sentent pas frustrés par ce choix.

L’écriture permet non seulement la transmission de la pensée, mais aussi de pouvoir lire cette pensée à tout moment de l'histoire et de comprendre les conditions et les visions de son auteur au moment de son écriture. Elle demeure un acte initiateur au savoir pour les générations futures. Alors que l’exposition est éphémère puisque personne n’a pensé à archiver les collections exposées qui devraient laisser l'empreinte de leur contenu (auquel il serait utile pourtant de se référer en tant que de besoin) et de leur auteur, l’écrit est un élément prédominant de la communication pour celui qui a l'intention de laisser une trace de son travail, de ses recherches et de ses connaissances. Ce support - l'impression, la publication d’un article, l'édition d’un livre, la création d’un site Internet, … - offre des opportunités bien plus intéressantes en terme de conservation.

L’exposant doit s’améliorer sans cesse, s’il veut être récompensé. Ce qui l’amène à faire des choix pour être mieux apprécié des juges. Exposer c’est glaner dans ses albums les pièces qui vont flatter (mais faute de place on se limite), représenter en fonction des achats récents, suivre soit la mode soit les préférences du jury, écouter les conseillers et pourquoi pas acheter à prix fort la pièce manquante qu’on revendra une fois la médaille obtenue. L’écrit, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas un exercice «codé» mais un travail de fond, structuré, avec la seule exhaustivité que lui réservera son auteur. Il aura une «âme», qui ne peut lui être que personnelle, et qui permettra de créer chez le lecteur un certain éclairage du sujet traité, l'amour de lire, le sentiment d’acquérir du savoir. Par l'utilisation de moyens pédagogiques adéquats il va vraiment toucher un large public.

A partir d’un certain niveau, il faut voir plus loin : c’est-à-dire estimer sa collection, l’assurer, la faire convoyer, la surveiller, enfin rapatrier le tout avec l’espoir que l’ensemble revienne intact ! A contrario, dans la chaîne qui va de l’écriture à la lecture, le maillon indispensable sera l’éditeur qui mettra en oeuvre tout son savoir-faire, sur tous les plans (présentation typographique, infographie, etc.), afin que la publication soit des plus fiables, des plus lues et des plus durables quant à sa fabrication. Certes, cela a un coût, mais ne met pas en péril la «matière première» qui restera sous la protection que vous savez lui accorder.

Au hasard des cadres, on rencontre souvent un autre soi-même. Mais patatras, c’est la désolation : ses blocs écrasent vos paires ! Alors on sympathise, on se compare, puis on s’envie, avant de copier les bonnes idées de l’autre tout en lui cachant les siennes …. Les groupes se forment selon les moyens financiers, les repas se prennent selon le gain journalier … de médailles, bref on n’échange pas avec ceux qui n’ont rien, on ne reverra que ceux qui ont tout. Et puis, à trop montrer son trésor, on fait des envieux : savez-vous que les malfrats intelligents préfèrent dérober les collections qui ont obtenu des médailles ? A tout ceci je résiste car je n’ai pas envie de faire comme le voisin. Je m’en tiens tout simplement à «l'amour d'écrire» pour qu’il se confonde avec «l'amour de partager le savoir». Le prolongement naturel de l'écrit consistera plutôt à le faire vivre au fil des années, par des développements graduels soit par son auteur, soit par d'autres auteurs dont l'empreinte de son contenu et de son créateur, demeurera à jamais dans l'histoire.

Pour avoir choisi l’écriture, et résisté à l’exposition, je dois vous dire que je ne le regrette pas. Enfin toute ma subjectivité se trouvera naturellement corrigée par le fait que je suis le seul à me juger sans la recherche du compliment. Ou disons plutôt qu’il n’y a que le lecteur qui est capable de comprendre ce qu’il lit et dire ce qu’il a compris : c’est lui le juge légitime. Et l’impertinent que je suis de conclure «Il y a beaucoup de bons jurés qui n’ont jamais été de bons auteurs. Mais il y a encore plus de bons auteurs qui sont incapables de juger». Alors je persiste...

Gérard GOMEZ (Président d’honneur de l’ACCP)