14 novembre 2012

IPhL@ Mainz 2012 et après...

La philatélie française a été représentée lors de IPhL@ 2012 (International Philatelic Literature Exhibition) à Mainz (Allemagne) du 2 au 4 Novembre 2012 avec quatre sites Internet philatéliques dans la quasi indifférence du petit monde philatélique français. Quelques ouvrages philatéliques ont été également présentés lors de cette manifestation littéraire.
 

A défaut d’une évaluation nationale garantissant le contenu au niveau international, les auteurs des sites mentionnés ci-dessous se sont inscrits à titre personnel sans aucune aide « logistique » des instances philatéliques françaises et ont obtenu des récompenses mettant en avant la philatélie française:

- L’Etoile et chiffre des bureaux de quartier de Paris (1863-1876) : (http://jef.estel.pagesperso-orange.fr)
- Les 10 et 15 centimes Semeuse : (www.semeuses.com/)
- La Marianne de Cheffer : (http://www.lamariannedecheffer.fr)
- Les barres phosphorescentes et leurs variétés : (http://premiumorange.com/barres.phospho/)


A noter qu’il manque une branche importante de la philatélie, la collection thématique, qui ne pouvait pas concourir à IPhLA 2012 alors que le support Internet en est le principal vecteur de développement depuis des années.


Le fait qu’une catégorie spécifique, lors de cette manifestation internationale importante pour la littérature philatélique, ait été créée pour les supports Internet  démontre que ces derniers :
- ont parfaitement leur place dans la communication philatélique au même titre que les autres supports de communication philatélique que sont principalement les supports écrits et  les expositions avec cadres
- peuvent traiter tous les sujets philatéliques sans cloisonnement.


En compétition, en aucun cas les supports Internet ne doivent être codifiés et évalués avec les mêmes critères que les  collections exposées dans des cadres.

Sur un support Internet le sujet présenté, le plan, la présentation ainsi que le contenu et la forme doivent rester libres et seuls les critères ci-dessous doivent être pris en compte dans l’évaluation :
- le style d’écriture,
- la navigation,
- la qualité des informations et des supports présentés (photos, articles,…),
- la cohérence du plan,
- l’intérêt du sujet et l’apport philatélique qui en résulte.
Ce dernier critère doit correspondre à 60-70% de l’évaluation car une étude complète apportant des éléments nouveaux ou une synthèse inédite doit être valorisée au même titre qu’une étude exhaustive.

Si on se réfère à la littérature philatélique la non possession des pièces présentées ne doit pas être pénalisant pour l’auteur même s’il est souhaitable de présenter des pièces personnelles. Des pièces non possédées doivent uniquement être présentées si elles confèrent un plus indéniable à l’exposition de l’étude. L’origine de la pièce doit être clairement mentionnée et un accord doit être obtenu du détenteur de la pièce.


Si on prend en compte les critères énumérés ci-dessus, il ne me semble pas nécessaire de créer une multitude de classes comme pour les compétitions avec cadres.
Il faudrait uniquement créer des catégories par type (commercial / associatif / personnel) et support (site / blog / forum).



La communication dans la philatélie de nos jours doit primer sur l’individualisme caractérisant encore trop souvent la philatélie. Cet individualisme a été développé et entretenu pendant des années pour diverses raisons qui ne seront pas exposées dans ce texte.

La philatélie ne pourra exister dans les années à venir, voir se développer, qu’en développant la communication et en particulier en explorant les moyens modernes de communication dont peuvent prendre une large part les sites Internet philatéliques sans toutefois occulter les autres moyens de communication.


Les supports Internet ont l’avantage de :
- pouvoir toucher un large public philatélique et non philatélique,
- pouvoir être mis à jour rapidement en fonction de l’actualité,
- de coûter beaucoup moins cher qu’un support écrit ou qu’une exposition philatélique,
- mettre en avant des philatélies peu connues de nombreux collectionneurs,
- de montrer qu’il n’y a pas qu’une et unique philatélie mais des philatélies

Cependant, il faut :
- éviter les dérives et la qualité des informations doit être la règle première de toute personne souhaitant créer un support Internet,
- trouver des plateformes pouvant héberger les supports pour en garantir la pérennité.


Souhaitons que les résultats à IPhL@ 2012 de ces sites, précurseurs en compétition internationale :
- permettent au support Internet de se positionner à la place qui lui est due dans le paysage philatélique français du XXIe siècle,
- donnent des idées à d’autres philatélistes de faire partager au plus grand nombre « leur philatélie » sans contrainte des règlements stricts des compétitions et expositions philatéliques et des albums préimprimés,
- interpellent les instances philatéliques françaises pour une mise en place d’un groupe de travail définissant des barèmes d’évaluation des supports Internet pour garantir la qualité de l’information. Le gage de qualité est primordial pour les collectionneurs néophytes qui seront les futurs grands collectionneurs de demain.


Enfin un grand merci à toutes les personnes qui administrent les sites associatifs et aux précurseurs qui nous ont montré la voie à suivre.
« I have a dream » : Que de nombreux sites philatéliques me fassent découvrir toutes les facettes de la philatélie française et en particulier celles qui me sont les plus obscures... et il y en a beaucoup… !!!!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Comme à ton habitude et sans complaisance de ma part, encore un très bon papier Olivier.
@+
Édouard

Anonyme a dit…

Membre de l'association philatélique de Senlis, site (aps-web), j'admire qualité technique et travail de recherche sur vos divers sujets. Je n'arrive pas à votre cheville pour les points (mini-conférences) que j'aborde dans nos réunions et ensuite donnés sur notre site.

Bravo et continuez
jean-philippe

J'ai trouvé vos coordonnées en lisant le dernier numéro de Timbres magazine n° 140