02 novembre 2011

Raretés philatéliques et valorisations...

Yves Maxime Danan de l’Académie de Philatélie et de l’Académie européenne de Philatélie dans un article publié dans Timbre Magazine d’Octobre 2011 stipule:
« Même sans parler de rareté égale, on est frappé de constater qu’en France, le 1F Vermillon de 1849, dont plusieurs centaines d’exemplaires sont connus, est coté deux fois plus (20000€) que le 1F fiscal provisoire de Lille de 1871 (9500€) dont 9 exemplaires seulement ont été retrouvés (rareté du même ordre que celles des n°1 et n°2 de l’Ile Maurice connus en 12 et 14 exemplaires avec des cotes de 700000€ et 800000€) ».

Je cautionne entièrement les propos mentionnés ci-dessus car en effet à condition d’y mettre le prix il est très facile de se procurer un 1F Vermillon de 1849, ce dernier étant systématiquement proposé dans toutes les VO et dans toutes les boutiques du quartier Drouot. Seule la qualité peut être inégale entre les multiples offres.

Cette remarque sur les timbres fiscaux est applicable également sur les timbres modernes.

Quelques exemples objets philatéliques atteignant difficilement quelques dizaines d’euros et pourtant quasiment introuvables :
- tirages de fin de règle ou de quelques jours
- produits éphémères n’ayant pas été généralisés (POSTELEC,…)
- premières dates de machines oblitératrices
- …

Que dire de certaines variétés d’impression phosphorescente rarissimes parfois connues en un seul exemplaire qui trouvent preneur avec grande difficulté à 500-700€.
Construire une collection exhaustive sur les variétés phosphorescentes à date est bien plus compliquée que de remplir des cases des 100 premiers timbres français faute tout simplement au manque de pièces disponibles à la vente. Pourtant l’investissement financier est loin d’être le même !!!

Il faut cependant constater que ces supports philatéliques modernes (malheureusement):
- ne sont pas catalogués dans les catalogues « généralistes »
- ne bénéficient pas du lobbing des timbres d’avant 1900
- sont collectionnés par une minorité de collectionneurs spécialisés
- ne sont pas recherchés et vendus par les négociants qui ne souhaitent pas à les développer car n’ayant pas de stock acquis à la faciale sans parler de l’investissement en temps…

La solution pour développer ces parties de la philatélie regorgeant de raretés connues et à découvrir est la diffusion des informations via des blogs ou des sites spécialisés.
En effet, une rareté non connue et non référencée ne peut pas prendre de valeur puisque seules quelques personnes en connaissent l’existence.

Donc si vous avez des choses hors du commun, sortez les des albums et montrez les sur des blogs, des sites, des forums,…
Cette démarche ne sera que profitable à la philatélie moderne et permettra peut-être un jour de détrôner dans le cœur des philatélistes français un 1F Vermillon de 1849 qui est loin d’être un timbre rare….

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Il s'agit du 1F vermillon de 1849 : timbre de la première émission avant d'être remplacé par le 1F carmin. La couleur du 1F vermillon était trop proche de celle du 40centimes. Il a donc été rapidement remplacé (fin de l'année 1849), ce qui en fait un timbre rare et prestigieux. Ce timbre n'a pas été stocké en 1849.
Pas de 1F vermillon émis en 1879.

Anonyme a dit…

S'il y a un marché pour les timbres-postes celui des timbres fiscaux est autrement plus restreint.

Ceci explique sans doute en grande partie, à rareté égale, l'écart de prix (de vente) entre les 2 sortes de timbres.

autre point que je ne connais pas, c'est l'écart qui peut exister entre le prix de vente et la cote du timbre.

Cet écart n'est peut-être pas le même sur les fiscaux que sur les timbres postes.

Franc.K ,
qui ne connait justement pas les timbres fiscaux

TIMBREPHOSPHO a dit…

Bonjour,

1849 et non 1879. Merci de la rémarque.

Prestigieux, oui.
Réellement rare, cela dépend de la qualité comme beaucoup de timbres de cette période.
En qualité Luxe en bloc de 4 je suis d'accord pour la qualificatif rare.
Pour de nombreuses autres offres je reste sur mes positions.

Thierry a dit…

Dans certaines VO on trouve parfois 2, 3 et plus d'exemplaires du 1f vermillon.

En faisant une recherche de quelques minutes on trouve rapidement plusieurs marchands proposant le 1f vermillon vif de 1849 et pas toujours qu'une seule pièce...

Je vais dans le sens d'Olivier, timbre cher : oui
timbre rare : pas le plus rare de France mais c'est celui dont on parle le plus. Tant mieux pour ce timbre que n'importe quelle bourse bien garnie peut avoir rapidement.

Pascal MARZIANO a dit…

Bonsoir,
Le Vermillon est un timbre vraiment rare en qualité "luxe" (4 grande marges + oblitération légère + nuance vive). La preuve ? J'en recherche un depuis belle lurette, sans succès. Tous ceux que l'on voit dans les ventes ne sont vraiment pas terribles...
Les fiscaux ? Bof, bof, pas du tout glamour ces timbres ! Pour moi, bien sûr... C'est leur point faible. D'où une demande plus que réduite et des cours très bas pour les raretés. C'est logique et juste. Bon courage aux fiscalistes qui pensent rattraper notre Vermillon ! Ils ont du boulot...
A +

Anonyme a dit…

En philatélie on collectionne ce que l'on veut comme on le veut. Si le Graal des boucheurs de cases est le 1F vermillon, cela ma va. Même à plusieurs centaines il en manquera toujours par rapport aux collectionneurs France. Nous avons nous aussi dans nos thématiques "notre 1F vermillon", moi j'ai le mien et le possède. Faire remonter ces pièces à la vue de tous, nous le faisons, toi Pascal, toi Olivier, toi Dominique, etc... et "nos" jeunes loups qui arrivent. Nous, tout autant que nous sommes, à remettre l'ouvrage sur le métier de façon quasi quotidienne dans nos spécialités sur nos sites, nous les passionnés souvent incompris du quidam, nous sommes ces pièces rares de la philatélie nous sommes ces 1F vermillon.
@+
Edouard

Anonyme a dit…

"nous sommes ces pièces rares de la philatélie nous sommes ces 1F vermillon."

Nous sommes un peu anachronique pour la majorité mais les plus jeunes semblent d'avantage se retrouver en nous!

Nous n'en sommes pas encore à être mis dans des classeurs ou des coffres.
Attendons encore quelques années pour être classé dans la catégorie "Classique"...